Californie... et le retour !

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Il m’a fallu du temps, mais voilà le récit de notre fin de voyage. Il sera court, car je sais très bien que tu attends surtout l’autre article avec impatience : celui où il y aura tous ces magnifiques témoignages de couples qui m’ont livré leurs pépites d’or ! Mais avant ça, je suis obligée de te raconter la partie "Californie" encore !

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Il m’a fallu 2 mois entiers pour retomber sur mes pattes, comme on dit. Et c’était délicieux. Un peu, comme si le voyage n’était pas encore tout à fait terminé – une sorte de prolongation (tiens tiens, ce terme semble d'actualité…).

 La dernière fois que j’ai écrit pour le blog, je me trouvais donc à Auckland, (Nouvelle-Zélande) avec un pied déjà presque dans l’avion. San Francisco nous attendait les bras grands ouverts, ainsi que nos amis Patrick et Yaëlle. Quel délice de se retrouver sur un nouveau continent et surtout aux Etats-Unis, pays pour lequel mon homme a peu d’affinités…. (J’étais ravie que la perspective d’y rencontrer nos amis ait convaincu Jérémie de poser les pieds chez l’Oncle Sam !)

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 C’est donc avec deux camping-car bien équipés que nous avons sillonné les routes de Californie, en passant par Monterey, Big Sur, Yosemite et j’en passe. Quelle joie, de voyager en compagnie de vrais passionnés par la nature : ils nous ont appris à repérer toutes sortes d’animaux et de plantes, armés de leurs jumelles et de leur gourde camelbak. On se croyait en plein documentaire animalier – un pur régal !

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Mis à part ce côté découverte de la nature, c’était aussi l’occasion de passer du temps de qualité avec ce couple cher à notre cœur, et si cher aussi au cœur de nos enfants : ils ont pu faire le plein de rigolades, de chants, d’histoires, de danses et le summum restera sans doute la préparation du guacamole avec Yaëlle ! Depuis ce soir-là, à chaque fois que j’achète un avocat, mes trois enfants se mettent à bouger leurs fesses, à battre la mesure, en rapant « et tu touilles, touilles, touilles » ! :-)

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Les autres souvenirs inoubliables sont évidemment la traversée du Golden Gate à pied (1.3 km !) – où le vent, le bruit des voitures et le vertige de mon chéri nous ont fait accélérer le pas méchamment, le tour en vélo le long de la côte à San Francisco,

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et malheureusement aussi l’accident qui nous a fait toucher la structure de l’auvent du camping-car. Petite mauvaise surprise qui allait nous coûter 3000 balles – si l’assurance n’avait pas fini par prendre les deux tiers… Ouf ! Jolie leçon de « lâcher prise » pour nous tous, en se rendant compte que l’argent ne nous appartient finalement pas vraiment, que nous sommes appelés à être des gestionnaires, mais que le vrai Propriétaire, là-haut, tient tout sous contrôle ! (Je me souviens de la prière un peu furax que Jérémie avait lancée au Ciel, peu avant la bonne nouvelle de l’assurance : « Bon, si vraiment Tu veux que tout notre argent parte dans une connerie d’auvent, alors OK ! » Et le soir où il m’a montré l’e-mail de l’assurance, il a avoué, un peu à contre-cœur que « bon d'accord… la prochaine fois, je capitulerai plus vite…»)

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 La suite, elle se résume à un voyage du retour tumultueux, avec des péripéties interminables qui nous ont fait atterrir avec 10 de retard à Zürich – où les parents de Jérémie ainsi que ma chère cousine nous attendaient impatiemment – mais ont fini par  rentrer bredouille vu notre incroyable retard. Déception pour tout le monde – le point positif là-dedans étant que nous avions finalement pu traverser l’Atlantique dans un avion à moitié rempli, avec une rangée de sièges vides pour chaque membre de notre famille. Le grand luxe !

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Heureusement que ma marraine habite à 10 min de l’aéroport : grâce à elle, nous avions quand-même un comité d’accueil et les enfants étaient ravis de lui courir dans les bras ! Elle nous a gâtés avec des cadeaux à ouvrir dans le train, de l’ovomaltine (!!!) et toutes sortes de petits snacks. Après une trentaine d’heures de trajet, ça valait de l’or !

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Inutile de te décrire le sentiment d’extase, quand nous avons posé nos valises chez nous, à Bulle, à 2h du matin (après avoir dû organiser un taxi depuis Fribourg, vu l’heure). On avait l’impression d’avoir ouvert la porte du paradis : aucune autre maison ne nous a jamais semblé si belle, si confortable, si parfaite ! Au lieu de s’écrouler de fatigue, c’était une sensation d’euphorie qui nous a pris : on s’est assis à la table à manger, on a dégusté le Gruyère et la bonne bouteille de blanc que nos sous-locataires ont eu la gentillesse de nous laisser (sans oublier ma maman, qui a laissé plein de yoghourts caramel à son gendre chéri !) et on a regardé les enfants se délecter à chaque jeu retrouvé… Le bonheur total !

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Et ensuite, le train train quotidien a repris – Jérémie retournant au boulot à 100% et moi de nouveau à m’occuper des 3 loulous à la maison. Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre dans le bain – mais comme je disais : c’était délicieux ! Je prends plus de temps seule avec mes enfants, je n’ai plus l’impression de « perdre du temps » en passant une heure assise par terre, à m’amuser avec eux, je me régale de voir leur complicité si renforcée après notre grande aventure et surtout, je raffole de tous ces moments où l’un d’eux évoque un souvenir de notre tour du monde ! Quel privilège, d’avoir pu vivre cette expérience : je souhaite ça à toutes les familles, du fond du cœur !

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En tout cas, merci de nous avoir accompagnés un peu en lisant ces articles, et au grand plaisir de connaître un peu tes prochains voyages ! Peut-être même que tu lis ces lignes depuis tes vacances ? Alors fais-moi rêver à ton tour, et raconte-moi où te trouves ! Ok ?

 

 

A propos de ce Blog

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Petit mot de présentation de ce blog qui pourrait répondre à tes questions :

 

Un blog – pour qui ?

 

Pour toute personne qui aime enrichir son propre horizon, en en découvrant de nouveaux. Appelez ça « développement personnel » si vous voulez. Pour moi, cela s’appelle « voyager » !

 

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De quoi est-il question dans ce blog ?

 

De tout ce qui me touche de loin ou de près. Les grandes lignes directrices étant les 5 suivantes :

 

Authenticité, Quotidien, Spiritualité, Relations et Voyages.

 

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En quoi ce blog se différence-t-il des avalanches d’informations dont nous sommes déjà bombardés ?  

 

Mon rêve est que ce blog ne soit pas un monologue, mais un dialogue avec toi, mon lecteur. Je me permets de te tutoyer, car je recherche cette proximité avec toi. Ces textes que tu liras sur mon blog te donneront la possibilité de réfléchir à ta vie et de m’en parler à ton tour, si le cœur t’en dit. Il sera en quelque sorte une plateforme d’écoute écrite. Je me réjouis sincèrement de découvrir ces horizons qui sont les tiens !

 

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Et même si tu n'as pas le temps ou l'énergie d'interagir avec moi, je suis assez ambitieuse pour espérer que certains éléments que tu liras ici continueront à trotter dans ta tête et feront leur petit bout de chemin dans ta vie !

 

Mais d’où est-ce que tu tiens tes magnifiques photos ?

 

Les 99% des photos que j’utilise viennent du site incroyable www.unsplash.com où des artistes comme toi et moi mettent gratuitement leurs chefs-d’œuvre à disposition. A découvrir absolument !

 

 

 

A quoi dis-je OUI en m’inscrivant à ton blog ?

 

Je publierai en moyenne un article toutes les deux semaines. Tu recevras alors dans ta boite e-mail une sorte de « mini-newsletter », lue en une minute, top-chrono. Elle te permettra d’aller directement lire la nouveauté, ou de t’agender un moment de lecture sympathique plus tard, autour d’une tasse de thé.

 

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Bienvenue sur mon Blog !

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Bienvenue sur mon blog ! Je suis ravie que tu sois là ! Peu importe si c’est parce que tu me connais déjà, ou parce que tu es arrivé(e) là un peu par hasard, au fil des clicks, sache que je suis réellement enthousiaste de ta présence ! Mon seul regret, c’est que cet écran devant ton visage, ce ne soient pas mes yeux et mes oreilles, parce que figure-toi que j’adorerais te voir et t’entendre, pour faire ta connaissance aussi !

Ma foi, les choses étant ce qu’elles sont, je vais être obligée de parler de moi d’abord. (C’est le comble, pour quelqu’un qui préfère écouter, de se lancer dans un blog !)

 

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Je m’appelle Salomé, j’aime passionnément la vie, les pastèques et le soleil, je déteste tous les bruits qui s’apparentent à celui des ongles sur un tableau noir (mon four, lorsqu’on y glisse une plaque trop rapidement, par exemple). J’ai une petite tribu incroyable, composée de mon mari et de nos 3 enfants (pour l’instant) et j’ai le bonheur d’exercer le plus beau des métiers : coach !

Pourquoi est-il question d’horizons, dans mon blog ? 

 

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Je parie que lorsque tu entends le mot « horizon », tu penses à cette ligne horizontale qui fend le paysage en deux, au loin. Moi aussi. Mais j’y vois bien plus encore. Un horizon, c’est quelque chose que tu n’aperçois que lorsque tu redresses ta tête, lorsque tes yeux visent le large, et que tu décides véritablement de regarder. Tu sens ta respiration devenir plus profonde, plus consciente, lorsque tu regardes l’horizon ? L’équilibre qui en découle dans ton corps et dans ton cœur ?

 

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Si tu le veux bien, c’est à cela que mon blog servira : à te donner un regard nouveau sur des grandes et des petites choses, à t’inviter à respirer profondément et à t’aider à redresser ta tête pour regarder où tu vas. Le tout, je l’espère, en te faisant sourire par-ci et par-là. (Ah oui, l’humour est une autre chose que j’aime passionnément !)

 

Laisse-moi te parler un peu de mes horizons du moment :

 

Le lancement de ce blog l'année dernière était une réelle aventure pour moi. Une de celles qui vous empêchent de dormir après 5 heures du matin et pour laquelle vous êtes ravis de vous lever d’un bond du lit sans même jamais avoir lu le fameux bestseller miracle morning ! (Ceci dit, il doit être génial, vu le nombre de vies qu'il a transformées !)

Je le porte dans mon cœur, ce blog, un peu comme j’ai porté dans mon ventre mes trois enfants : avec un sentiment d’anticipation extatique, mêlé par moments à des sensations de nausées (« Comment, mais comment je vais y arriver ?!? ») et avant tout, avec une espèce de boule de feu appelée « joie » au fond des tripes.

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Un autre horizon qui s'est profilé dans ma vie est celui du voyage. En effet, nous venons de vivre une expérience inoubliable qui nous a menés tout au tour de la planète en famille. Tu en découvriras plus dans mes articles intitulés "Thaïlande, Laos, Nouvelle-Zélande et Californie" !

 

Un dernier horizon dont je vais te parler est un des plus importants dans ma vie : les gens, tout simplement. Ce qui me touche profondément, ce qui me donne le goût à l’existence, ma passion intime, ce sont les vies des êtres humains que j’ai la chance de rencontrer. Des vies simples et ordinaires, mais qui cachent chacune un mystère divin que je me plais à dévoiler. Chaque personne que je croise a le potentiel de me surprendre et d’attiser ma curiosité. Les histoires de vie aussi différentes et nombreuses que les étoiles dans le ciel, voilà ce qui me met au large, la tête redressée, le nez au vent, le regard fixé vers l’avant, à la découverte de cette personne en face de moi.

 

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Alors crois-moi, je serais ravie que tu me laisses un post, et que tu me parles un peu de toi ! Quels sont les horizons qui se profilent dans ta vie en ce moment ?

 

 

 

Nouvelle-Zélande : 2e partie

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Quel est le lien entre l’Ovomaltine et l’abonnement demi-tarif ? Eh bien, les deux sont une preuve que la tête et le cœur de la famille Valiton se préparent gentiment à leur retour en Suisse ! Effectivement, ce genre de mots n’a plus traversé notre bouche depuis quelques mois, et voilà que tout à coup, nos réflexions et discussions commencent à dessiner les contours de notre vie en Suisse.

Alors que nos pieds foulent les feuilles mortes de Nouvelle-Zélande et que les champs ont remplacé leur jolie robe vert clair contre un manteau brun, nous nous apprêtons à rejoindre l'hémisphère nord où le printemps élimine les dernières traces de l'hiver. Décidément, c'est le monde à l'envers !

Autre anecdote intrigante : avec Jérémie, on s'est offert une escapade en amoureux  (vive les baby-sitters, même à l'étranger !). On a escaladé un chemin qui nous a menés au sommet d'une chute d'eau vertigineuse, les Wairere Falls. Chose étrange, arrivés en-haut, nous n'avons pas vu l'eau tomber, mais l'eau remonter en rafales ! J'avais de la peine à garder les yeux ouverts, c'était comme une douche gigantesque qui m'arrivait depuis le bas ! Inoubliable, comme sensation.

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Mais une chose après l’autre !

 Mon dernier article portait sur le couple – et je m’étais permise de solliciter ton aide pour mon travail de recherche. J’ai été abondamment récompensée pour mon audace, puisque pas moins de 40 couples (tout rond !) ont répondu présent à ma demande !

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J’ai terminé mon travail de recherche avec les félicitations du jury qui trouvait intéressant ma démarche de ne pas baser ma recherche sur des bouquins, mais sur des gens. Je n’aurais pas pu le faire sans toi, sans vous ! Alors du fond du cœur, un immense MERCI à tous ceux qui ont répondu à ma question : « A quoi ça ressemble, l’amour, chez vous ? »

 

Au départ, je pensais simplement publier mon travail en anglais sur ce blog. Mais vu la richesse de chaque histoire d’amour que j’ai reçue, j’ai décidé de les publier en français, à raison d’environ 10 histoires à la fois, étalées sur 4 articles. (Je ne publierai bien entendu que les histoires des couples qui me donneront expressément leur accord ! D'ailleurs, si tu fais partie de ceux-là, fais-moi signe, ça me facilitera beaucoup la tâche !)

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Ça sera en quelque sorte mon cadeau du printemps pour toi : une collection de pépites d’or tirées d’histoires vraies. Et tout cela, dès mon retour en Suisse, où la connexion internet me permettra de le faire sans m’arracher les cheveux… :-)

 

Mais avant ça, je tiens à te révéler que notre séjour ici en Nouvelle-Zélande a été une expérience déroutante !

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Nous avons trouvé tellement plus que ce que nous étions venu chercher… Pensant faire cette école pour recevoir quelques outils supplémentaires dans le domaine du couple, afin de devenir des personnes de ressources pour d’autres, voilà qu’on a été confrontés à nos démons intérieurs, à des schémas de pensée pourris à la racine- qui amenaient des fruits pas moins pourris dans notre relation,  et à des blessures intérieures dont on ignorait jusqu’à l’existence. Je ne vais pas rentrer plus dans les détails pour l’instant – tout cela est encore bien trop frais pour nous.

Tout ce que je peux te dire, c’est qu’on a eu l’impression d’être entre les mains d’un Chirurgien hors-pair, qui sait parfaitement ce qu’Il fait et qui orchestre minutieusement le timing et les événements afin de mener à bien son opération à cœur ouvert.

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Concrètement, cela ressemblait à des bombes qui jaillissaient de nulle part, suivies de longues nuits blanches à revisiter le passé, à mettre des choses à plat, à essayer de mieux comprendre l’autre, à pleurer à chaudes larmes et à apprendre à se pardonner encore et encore. Au milieu de tout ça, paradoxalement, on avait l’impression de vivre une deuxième lune de miel – après 9 ans de mariage.

Tout cela n’aurait simplement pas été possible sans cette école, sans les sujets abordés dans les cours, et sans l’encadrement très professionnel de nos responsables (qui sont d’ailleurs des thérapeutes de couples – le luxe !). Bref, je suis tellement reconnaissante d’avoir emprunté ce chemin jusqu’à l’autre bout du monde – et d’y avoir découvert une face cachée de notre couple. On en ressort fragilisés, certes, mais tellement plus capables de s’aimer en vérité. Le fameux dicton « On n’aime que ce que l’on connaît » a pris une toute nouvelle signification pour moi !

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Je ne vais pas rallonger cet article – juste te dire en quelques lignes que nous prendrons l’avion ce soir (26 avril) pour San Francisco où nous arriverons le 26 avril également, mais le matin ! (Wow, on vivra la même journée deux fois !)

De là, nous allons parcourir un bout de la Californie en camping car avec nos précieux amis Patrick et Yaëlle.

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Nous atterrirons ensuite à Kloten le 10 mai, où nous foncerons acheter notre petit Ovosport au Kiosk et bénéficierons du demi-tarif que Jérémie vient de se commander par internet, pour rentrer à Bulle. Voilà, tu sais tout ! :-)

Et pour finir en beauté, je te propose de visionner l'hymne national de la Nouvelle-Zélande : God defend New-Zealand. La première partie est en maori, la deuxième en anglais, et à chaque fois que je l'écoute, j'en ai la chair de poule ! (Certainement parce que la plupart de ces paysages, je les ai vus maintenant de mes propres yeux, mais je crois que ce sont surtout les paroles qui me prennent aux tripes !)

Sur ce, je te souhaite une excellente journée et te laisse encore quelques impressions de notre séjour ici sous forme de photos :

PS : A part ça, si tu es intéressé(e) à lire les deux résumés de livres en anglais que j’ai fait durant l’école, je me ferais un plaisir de te les envoyer ! Il s’agit des livres :

 "How to really love your child" de Dr. Ross Campbell et

"What your husband isn’t telling you” de David Murrow

- des livres qui valent de l'or !

 

Et toi, ton couple ?

Cet article se différencie des autres, parce que je vais te demander de participer à mon travail de recherche, si tu le veux bien, et si tu es en couple.

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Voici le comment du pourquoi :

 

La raison principale qui nous a amenés ici en Nouvelle-Zélande, c’était de se former dans le domaine du couple. On sent les deux qu’on a un rôle à jouer dans ce domaine, et on en a marre de voir le taux de séparations et de divorces monter en flèche. Un constat exprimé par plusieurs thérapeutes, c’est qu’en général, les couples arrivent pour se faire aider quand c’est déjà trop tard. Notre désir, avec Jérémie, c’est de trouver des pistes concrètes pour que les couples arrivent à s’aider eux-mêmes (ou avec des coups de pouce extérieurs) avant que ça clapote. La vie à deux peut être le plus grand facteur de bonheur sur Terre - nous en faisons l’expérience au quotidien. Voici donc le cœur de notre motivation : se battre pour les couples !

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C’est ainsi que nos pas nous ont amenés ici, à YWAM (Youth With A Mission –organisation chrétienne comme son nom l’indique), où nous suivons des cours matin et après-midi, 5 jours sur 7, sur tout ce qui concerne le couple et la famille. Les enfants sont pris en charge durant ces temps dans une crèche, pour Marcel et Sophie, et dans une classe de « homeschool » pour Jeanne. Il s’agit d’une vie d’étudiants bien remplie, surtout du fait que nous sommes environ 70 personnes sur la base et qu’il nous faut cuisiner, entretenir les lieux, etc. pour toute cette troupe. Nous avons également des travaux scolaires à rendre, et j’ai choisi de formuler ma question de recherche, pour le gros travail final, de la façon suivante : « Comment rendre une bonne vie de couple encore meilleure ? » (ça sonne mieux en anglais : « HOW TO MAKE A GOOD MARRIAGE EVEN BETTER ? ») L’inspiration m’est venue d’un panneau dans la rue :

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 Chaque histoire d’amour est différente. Chaque couple a son propre « dialecte » et des expressions d’amour différentes. Un jour, une amie m’a raconté qu’avec son mari, le premier qui arrive à la salle de bain le soir, prépare déjà la brosse à dents de l’autre. J’ai trouvé ça tellement adorable, que j’avais envie de partir à la chasse au trésor des gestes d’amour que des couples autour de moi se faisaient.

Le but serait de pouvoir puiser dans ces richesses afin de s’inspirer les uns les autres – fixant notre attention sur ce qui embellit la vie plutôt que sur les choses qui la pourrissent.  Un peu comme lorsqu’on apprend à conduire, et qu’on nous dit que le véhicule se dirige là où l’on regarde, je crois que le même principe s’applique à la vie à deux : plus on se concentre sur ce qui va bien, sur ce qui nous unit et sur ce qu’on désire vivre au plus profond de nous-mêmes, plus notre couple se dirigera dans cette direction !

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Voici donc ma question à toi, cher lecteur, chère lectrice : « Et toi, ton couple ? » Autrement dit : serais-tu d’accord de me livrer les pépites d’or qui font la beauté de votre relation ? (Mariés ou non, aucune importance !)

De préférence, ces pépites d’or ressembleraient à des choses très précises, spécifiques, et non pas à des grandes généralités, du type « une bonne communication ».

Pour te mettre en appétit, je t’offre la liste qu'on a dressée pour notre couple. Elle est assez fournie, parce qu'on a pris beaucoup de temps pour « décortiquer notre bonheur ». (Mais si tu voudras m’en livrer qu’une seule, de vos pépites d’or, je saurai en apprécier la valeur !)

Je tiens à préciser que cette liste pourra donner l’impression qu’on est un couple en parfaite harmonie en tout temps. Ce n’est évidemment pas le cas ! Tu auras certainement la même impression en dressant le tableau de votre couple. Mais POUR UNE FOIS, j’ai envie qu’on fasse pencher la balance radicalement dans le POSITIF, qu’on s’attarde uniquement sur ce qui va BIEN et qu’on le fasse avec EXTRAVAGANCE ! Alors tant pis si ça paraît déséquilibré – tu verras, des fois c’est pas plus mal, de regarder la vie (ou son couple) avec des lunettes roses !

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Voici donc nos petites spécialités rien qu’à nous (mais on les partage volontiers) :

 

-       Quand Jérémie conduit, je lui caresse le lobe de l’oreille (le droite en Suisse, le gauche, ici en Nouvelle-Zélande :-) )

-       Le dimanche soir, avant de faire nos agendas pour les jours à venir, on se demande : « Quel était le meilleur moment de ta semaine ? » et « Quel était le pire moment de ta semaine ? »

- De temps en temps, on se fait une soirée "cocktails - beamer - YouTube", où on choisit à tour de rôles nos chansons préférées ! Mieux qu'un vrai concert, car on peut être en petite tenue, on ne se fait pas asperger de bière et on a les chants "à la carte" !

-       Quand on a fait l’amour, le lendemain matin, le 1er qui y pense dit à l’autre avec un petit sourire : « On a fait l’amour, hier soir… » Juste histoire de commencer la journée en se rappelant ce beau moment d’intimité…

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-       On adore s’embêter ! ça peut prendre mille et une formes : se gicler de la crème solaire quand l’autre ne s’y attend pas, se « coincer » accidentellement le doigt sous le bras de l’autre et le chatouiller, se faire croire un truc débile en restant sérieux (et bien sûr, se régaler quand on peut dire : « j’t’ai eu(e) ! »), etc.

- On est sur un pied d'égalité en terme de tâches de ménage - lorsque Jérémie plie la lessive, il ne le fait pas pour "m'aider", mais parce qu'il vit tout autant que moi dans la maison dans laquelle on habite ! ça ne nous empêche pas de nous remercier à chaque fois pour les petits gestes du quotidien ! (Je suis infiniment reconnaissante à ma belle-maman d'avoir élevé ses garçons de cette façon-là, et j'ai bien l'intention de faire de même avec Marcel !)

-       Quand on trouve quelqu’un beau, on se le dit ! Par exemple : « Wow… ce pédiatre Marc, à Wannaka ! (Oui oui, ici, tout le monde se présente directement avec son prénom.) Si j’habitais la région, je crois que je sauterais de joie à chaque fois qu’un de mes enfants tomberait malade ! » :-)  Ou encore la fois où Jérémie a fini par acheter 4 choses différentes à la pharmacie, alors qu’il nous fallait simplement de l’Algifor : « Je lui aurais acheté N’IMPORTE QUOI à cette pharmacienne… »

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-       Nous n’avons pas de télé : ça peut paraître débile comme « geste d’amour », mais je sais que ça fait une énorme différence dans notre relation. Le soir, quand les enfants sont au lit, notre attention se tourne automatiquement l’un envers l’autre – plutôt que vers l’écran. (Bon, on se prend aussi des longs moments sur nos téléphones respectifs et on aime bien Netflix – mais pas chaque soir !)

-       La nuit, si je n’arrive pas à dormir (ou à me rendormir), il me suffit de glisser ma main sous le bras de Jérémie, et instantanément, son calme déteint sur moi.

-       On parle positivement de l’autre autour de nous !

- On a adopté la politique "zéro secret". Il peut aller sur mon natel, sur mes mails, sur mon compte facebook, et vice-versa. On a rien à cacher, de toute façon !

-       Après un conflit, on est conscients que les 2 ont un rôle de responsabilité à prendre : l’un qui fait un pas dans la direction de l’autre (qui tend une perche pour se réconcilier), et l’autre qui doit l'accepter ! Souvent, ça prend la forme d’une petite blague lancée à l’autre, ou d’un simple « excuse-moi d’avoir pété un plomb... ». L’autre alors répond en souriant, ou en demandant pardon à son tour. (Généralement, c’est Jérémie qui prend le 1er rôle chez nous – et moi le 2e… mais j'y travaille, pour prendre le 1er rôle plus souvent !)

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-       On essaie de pratiquer le « câlin invisible » : à chaque fois que l’on se retient de faire une remarque piquante, ou blessante, c’est comme si on faisait un câlin invisible à son partenaire. Par exemple, quand je vois qu’il se ronge (à nouveau) les ongles, au lieu de m’énerver, je tourne la tête, je pense à autre chose, et je me félicite de mon silence. A l’inverse, quand je sais très bien que j’ai dépassé les bornes en lui faisant des reproches rien à voir (quand je suis stressée, par ex.), je vois dans son regard qu’il me dit : « qu’est-ce que t’es chiante.. mais j’t’aime ! »

-       Jérémie me complimente littéralement du matin au soir sur mon apparence (je me demande des fois comment il fait – ou s’il a vraiment les yeux en face des trous) et me dit des « je t’aime » à longueur de journée. Rien de tel pour booster ma confiance en moi - et en lui !

- une pépite d'or que j'ai entendu une fois d'une miss, c'est qu'elle se note dans l'agenda quand c'est le jour "pour faire l'amour", sachant que son homme avait besoin de sexe au moins tous les trois jours. Son amie l'a alors interrogée pour savoir si elle le faisait par sacrifice, ou si elle y trouvait son compte aussi. Sa réponse m'a trop fait sourire : "Oh, tu sais, c'est un peu comme manger des légumes ! Tu sais que ça te fait du bien, alors tu réfléchis pas trop..." Pour ma part (je ne suis pas au stade de l'agenda ;-) ), je rajouterais que l'appétit vient définitivement en mangeant !

-       Last but not least : on a choisi, en se mariant, de rester ensemble pour la vie. On ne se laisse aucune autre option – aucune arrière-porte ouverte. Cela a trois conséquences concrètes (mis à part le fait qu’on reste ensemble, évidemment ;-) ) : 1. On ne fait pas de blagues sur le divorce ou sur l'infidélité. 2. On sait que quoiqu’il arrive, il faudra régler les problèmes au fur et à mesure. Et 3 : la compassion. Je me dis : « Le pauvre, il est coincé avec moi pour le restant de ses jours. Je vais vraiment tout faire ce qui est en mon pouvoir pour ne pas lui rendre la vie trop dure ! » ;-)

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A ton tour de jouer, si tu le veux bien : prends-toi quelques jours pour réfléchir à ce qui fait la beauté de votre relation. Si possible, parles-en à ton conjoint, et partez ensemble à la recherche de vos petites "spécialités" ! Et si vous avez de la peine à trouver des éléments, n’hésitez pas de vous rappeler comment c’était au début de votre amour. Peut-être qu’au travers de cette récolte de souvenirs, vous aurez envie de reprendre certaines des anciennes habitudes que vous avez abandonnées au fil du temps ?

 

Le top pour moi serait de recevoir avant le 15 mars 2018 tes pépites d’or (entre une et dix par couple) accompagnée d’une photo de vous deux. Si tu préfères l’option « anonyme » et sans photo, il n’y a pas de problème non-plus. Il suffit de le préciser. Je pense publier mon travail de recherche (en anglais) sur mon blog fin avril. Juste que tu saches à quoi servira la photo.

 

Merci d’avance pour ta collaboration !

 

Mon adresse e-mail : salome.valiton@gmail.com

 

J’espère que tu auras autant de plaisir que moi, à partir à la chasse au trésor dans ton couple !

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Nouvelle-Zélande : partie voyage

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Comme promis, je vais te décrire notre premier coup de cœur en arrivant sur cette île : Ted, le gars avec qui on a échangé des dizaines d’e-mails avant d’arriver, parce qu’on nous l’a recommandé pour louer une voiture. Bien au-delà de ce service, Ted a fait office de véritable guide touristique lorsqu’il s’agissait de préparer notre périple, nous envoyant les liens des meilleures compagnies pour le ferry, nous rendant attentifs aux routes qui risquent d’être fermées à cause des tremblements de terre, etc. L’homme de la situation, avec visiblement le cœur sur la main. Quelle ne fut pas notre surprise, à l’aéroport, de découvrir un vieux papi de 83 ans, sec comme un haricot, un panneau « Valiton Family » en main, à nous accueillir avec un joli chapeau bob sur la tête, des shorts tirés bien au-dessus du nombril, et surtout, des chaussettes blanches tirées soigneusement jusqu’aux genoux. Un délice !

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Lorsqu’on s’est rendus vers le véhicule (qui doit dater à peu près de la même époque que son propriétaire…), Sophie me glisse à l’oreille : « J’espère qu’il pourra bientôt mourir ! ». A mon regard interrogateur, elle répond : « Ben parce qu’il est vraiment vieux… :-) L’occasion de lui expliquer la différence entre une personne âgée très malade (comme son Papili – pour qui on avait effectivement prié pour qu’il puisse s’en aller), et une personne âgée en pleine forme, comme notre ami Ted.

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Avant de te raconter notre périple du tour de l’île, je dois te faire une confession. Je n’aurais jamais pensé que cela m’arriverait à moi. La voilà : je n’en peux plus de voyager !!! Je sais que personne ne m’a obligée de vivre toute cette aventure, et je suis consciente qu’en lisant ça, tu dois te dire : « non mais je rêve ! elle a la chance de visiter tous ces endroits paradisiaques, et elle se plaint ! » Eh bien, figure-toi que je me sens comme le gars qui fait de l’haltérophilie dans le sketch de Gad Elmaleh. Ce dernier décrit la profonde débilité de certains sports aux Jeux Olympiques, et notamment ce gars qui est parterre, qui essaie de soulever un poids qui fait 4 fois le sien, qui devient rouououge et qui transpire de partout. Et c’est là que j’entends Gad, comme s’il se tenait à côté de mon oreille : « Mais POURQUOI TU FAIS Ça ??? » Oui, j’en peux plus de défaire et refaire les bagages, j’en ai marre de me faire dévorer par des « sandflies » (mouches à sable) et de me gratter les pieds encore dix jours plus tard, et surtout, SURTOUT, lorsque je suis malade, et que mes trois enfants sont malades, j’ai envie d’être chez moi, dans ma maison, avec les médicaments que je connais, et une maman (plus une belle-maman, plus des baby-sitters !) qui peuvent venir donner un coup de main… Voilà, tout est dit ! ça t’est déjà arrivé d’être malade loin de chez toi ? Alors tu dois comprendre. La bonne nouvelle, c’est que la partie « sac au dos » de notre aventure est derrière et que nous avons pu nous poser à Matamata, lieu où on fait notre école et où nous restons pour les 3 mois à venir ! Quel bien ça fait d’avoir rangé ces valises !

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Mais commençons par le début – ça va à nouveau me faire penser aux bons moments de notre voyage. Les paysages en Nouvelle-Zélande sont à couper le souffle, tout simplement !

En descendant vers le Sud, nous nous sommes arrêtés trois jours chez des amis à ma sœur. (L’avantage d’avoir de la famille qui a habité le pays pendant 6 ans !) Nous avons été touchés par le sens de l’accueil de ces gens : hébergeant déjà la grand-maman malade pour quelques semaines, ils ont réussi à faire de la place pour notre famille de 5 personnes, nous offrant littéralement chacune de leurs chambres : les 3 grands garçons ont été dormir chez des copains et dans la caravane du jardin, les parents et la fille de six ans se sont coincés dans une pièce afin de nous laisser le plus d’espace possible. Incroyable ! Ils nous ont concocté des plats néo-zélandais tous les soirs et nous ont emmenés voir tous les coins qui ont compté dans l’histoire familiale de ma sœur (leur maison, l’école des enfants, le chemin pour s’y rendre, etc. Un vrai plus pour nos enfants, de se rendre compte où leurs cousin/cousines ont grandi toutes ces dernières années !) Cette visite chez ces gens m’a ouvert les yeux sur la qualité de vie qui découle d’un cœur ouvert. La grand-maman souriait du matin au soir, nous faisait des compliments sur nos ravissants enfants, et lorsqu’on l’interrogeait sur ses douleurs, elle répondait systématiquement que ça allait, « Praise the Lord ! » (« Dieu soit loué »).

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J’ai appris que cette petite mémé avait eu 11 enfants, dont une petite fille adoptée, et qu’elle en aurait voulu encore plus, si Dieu l’avait voulu ! J'ai adoré quand elle parlait des matinées, aux réveils, quand ses enfants grimpaient dans son lit les uns après les autres : je te jure qu'elle avait des étoiles dans les yeux ! « There wasn’t a lot of space, but we had fun! » (« Il n’y avait pas beaucoup de place, mais qu’est-ce qu’on s’amusait ! ») C’est aussi elle qui nous a emmenés manger les meilleures glaces de la ville, en insistant qu’elle voulait payer. Bref, un amour… Mis à part ces souvenirs précieux gravés en nous, je pense que nous emmènerons une autre chose de ces gens. Jeanne et Sophie ont eu la chance d’aller récolter tous les jours les œufs dans le poulailler, et depuis, elles nous harcèlent pour qu’on achète des poules, en Suisse. Et plus je joue avec l’idée, plus ça me plait ! Pas juste pour avoir des œufs frais tous les jours, mais aussi symboliquement, pour me rapprocher d’un style de vie un peu plus rustique, un peu plus terre à terre. A voir !

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Tu te rappelles du petit balcon à Kaikoura où j’écrivais le dernier article face à l’océan ? Eh bien, ce jour-là, nous avons fait la rencontre avec des animaux absolument ravissants, ceux que je raffole regarder au zoo de Berne : des phoques ! En pleine nature, à 10 minutes de l’endroit où on a parqué la voiture, à se prélasser sur des rochers et à faire des cabrioles dans l’eau. Magique !

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On serait volontiers allé voir des kiwis (l’oiseau, cette fois) à Queenstown, mais quand on a entendu que cela coûtait 45 dollars par adulte, on a gentiment décliné l’offre et refait demi-tour (à la grande déception des enfants).

Des wallabys, des lapins sauvages et des possums, nous en avons vus en quantité (les derniers souvent écrasés au bord de la route, hélas… Bon, il faut dire qu’ils n’ont pas l’air très fute-fute : lorsqu’on en voyait un au milieu de la route, c’est à peine s’ils tournaient un peu la tête dans notre direction, l’air de dire : « Tiens, j’ai entendu quelque chose… » Pas étonnant qu’ils finissent souvent sous les roues.)

En parlant d’animaux, le sommet de notre périple était une visite complètement imprévue d’un banc de dauphins, tout au sud, à Milford Sound. Il faut t’imaginer un paysage brumeux, un bateau style « grand catamaran », des fijords, des montagnes qui tombent à pic dans l’eau de tous les côtés, des chutes d’eau vertigineuses, une eau sombre et une atmosphère un peu mystique. Et là, tout à coup, des cris hystériques de certains passagers : « Dolphins, dolphins !!! ». J’ai chopé Marcel sous le bras, tiré Jeanne par la main, laissé Sophie à Jérémie et tous ensemble on a couru vers l’arrière du bateau. Dès que nos yeux s’étaient un peu habitués à rechercher les remous sous l’eau, on les a vus ! Des dizaines de dauphins, des vrais, des gros (ils me paraissaient immenses !) qui sautaient hors de l’eau et s’amusaient avec les vagues du bateau. Un moment de pure beauté ! (Je n’ai fait aucune photo de ces moments : je profitais simplement du cadeau. Les seuls souvenirs visuels que nous en gardons sont les jolis dessins que Jeanne en a fait par la suite.)

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Le reste, eh bien il se résume à de la fatigue stockée durant des semaines et qui a fini par faire surface : 3 enfants qui tombent malades les uns après les autres, moi qui chope le même virus, et nous voilà en plein été avec une vraie grosse grippe. Avec la composante non-négligeable du voyage en plus : en 5 jours, nous devions remonter toute l’île du Sud pour ne pas rater le bateau. Ceci nous a valu des réveils à 3 heures du matin, afin de faire le maximum de kilomètres pendant les heures de sommeil des enfants. « Praise the Lord », comme dirait notre amie grand-maman, Jérémie a tenu le coup ! Je n’ose pas imaginer le scénario s’il avait également succombé aux microbes ! Ce sale virus m’a valu quelques moments embarrassants – notamment à l’ambassade de Suisse à Wellington, où j’ai dû aller renouveler mon passeport. Mal comme un chien, j’ai tout juste réussi à faire la photo et donner mes empreintes digitales, suite à quoi j’ai été m’allonger dans le couloir. (Sympa, le souvenir d’une photo pitoyable pour les 10 ans à venir dans le passeport !) Sur le ferry également, j’ai vu de près le sol du restaurant, où j’ai dû me coucher sous la table.

 Ma vue sur le bateau du retour... ;-)

Ma vue sur le bateau du retour... ;-)

Le pire, je crois, c’était de ne plus savoir comment rouler, dans cette voiture à 35 degrés : si on mettait la clim’, les éternuements se succédaient à l’infini, et si on ouvrait les fenêtres, c’était les quintes de toux qui se déchaînaient. Inutile de te préciser le soulagement lorsqu’on a atteint notre but final qui était l’école, ici, à Matamata. Enfin un endroit qu’on ne devait plus quitter le lendemain, et où l’on a pu trouver du repos pour nos corps éreintés !

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Pour te donner un petit aperçu en chiffres : en 40 jours à peine, nous avons dormi dans 24 lieux différents et durant les 3 premières semaines en Nouvelle-Zélande, nous avons avalé 4000 km de bitume. Tout ceci avec des petits enfants incroyablement courageux, à qui on n’a rien demandé, mais qui ont fait preuve d’une patience et d’une bonne volonté que je ne leur connaissais pas auparavant ! (Il faut dire que j’ai développé des dons d’animatrice en voiture que je ne me connaissais pas non-plus avant ! Toutes les chansons de tout mon répertoire, depuis ma tendre enfance jusqu’à maintenant, y ont passé – et j’ai inventé des histoires comme je n’en ai jamais inventées ! Je pourrais aisément publier des livres pour enfants à notre retour !)

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Et pour finir cet article sur un dernier aveu, je dois t’avouer que j’ai de la peine avec cette lubie des néo-zélandais de foutre de la moquette partout ! (Même à la salle de bain et sous la table à manger ! Ils n’ont peut-être pas les mêmes enfants que nous, de l’autre côté de la Terre ? Je te laisse imaginer l’odeur dans notre petit bungalow, avec Marcel qui renverse régulièrement son bol de lait, le matin…)

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Autrement, je compte bien emporter avec moi la mentalité de ce pays, quand je rentrerai en Suisse ! Un joli résumé de cette mentalité est la phrase suivante, qu’on voit sur tous les petits vans de location, appelés JUCY (et il y en a, des JUCY, dans ce pays !) : « The glass is half-full. And the other half was delicious. » (“Le verre est à moitié plein. Et l’autre moitié était délicieuse.”)

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Sur ce, je te souhaite une magnifique semaine et te dis à bientôt ! (La prochaine fois, je t'en dirai un peu plus sur cette école qu'on fait - et sur les choses croustillantes qu'on apprend concernant le couple et la famille !)

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Laos (2e partie)

 Laos, île de Don Khon

Laos, île de Don Khon

Il est 22h30, je me trouve à Kaikoura, île du Sud de la Nouvelle-Zélande, sur un petit balcon face à l’Océan, l’insigne illuminé « Panorama Motel » à ma gauche et les 4 autres membres de ma famille endormis derrière moi. Impossible d’aller me coucher avant d’avoir posé sur papier les quelques lignes qui me trottent dans la tête.

Tout d’abord, merci de me lire : ça me fait me sentir connectée à quelqu’un de « là-bas », alors que je suis en train de me rechercher dans ce « ici ». Pas toujours évident, des fois. Ce matin, en sirotant mon thé devant le dernier motel (sorte de chambres d’hôtes) à Wellington, j’ai soudain senti des larmes couler sur mes joues. Aucune idée d’où elles sortaient, ni la raison pour laquelle elles étaient là. Mais en y réfléchissant, c’est vrai qu’il y a de la tristesse aussi, à plier bagages à chaque fois, dire au-revoir à un endroit qu’on venait de découvrir, tout quitter sans arrêt, et surtout, sans savoir où nous mèneront nos pas.

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Mais ne t’inquiète pas : je ne vais pas te barber avec mes histoires de cœur. Juste te laisser apercevoir également les sautes d’humeur d’une famille voyageur… Et des sautes d’humeur, il y en a eues, ces derniers jours ! Des moments où mes trois enfants me sortaient par les deux oreilles (surtout lorsqu’il fallait les « entretenir » jusqu’à minuit passé, tellement le décalage horaire était rude à avaler cette fois-ci)… Aussi l’adaptation nécessaire, après avoir passé dix jours en « grand comité » avec nos amis, au Laos, et tout à coup, « POF, plus que nous ». Sans parler du saut réalisé entre l'Asie et un continent à nouveau plus "occidental". Bref, pas évident à gérer, tous ces changements.

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Mais revenons un peu en arrière, sinon, je devrais changer mon titre, car il n’y aurait pas de « 2e partie du Laos ». 

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Avant de te raconter 2-3 choses de notre voyage aux « 4000 îles » (Laos), je vais te concocter un petit cocktail de citations qui m’ont nourrie, durant ce séjour. Elles sont toutes tirées du livre « Voyage et déroute » de Michel Maxime Egger, sous la direction de Lytta Basset (peut-être que ce nom te dit quelque chose). Il s’agit d’un livre qui récolte les écrits de divers auteurs autour du voyage, et notamment de Nicolas Bouvier, poète et écrivain suisse.

 

On ne voyage pas pour se garnir d’exotisme et d’anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives (…).
— Nicolas Bouvier
Certains partent pour réaliser un rêve, aller voir de leurs propres yeux un paysage imaginé, vérifier sur le terrain un texte ou un film, concrétiser un fantasme suscité par un atlas, un globe terrestre lumineux, des noms sucrés, mystérieux et pleins de promesses : Savannaketh (petite parenthèse de moi : c’est DANS CETTE VILLE que j’ai lu cette phrase ! J’adore ces petites coïncidences ! Je referme la parenthèse, désolée), Zanzibar, Pondichéry, Honolulu…(…)

D’autres encore, éternels passagers (plus ou moins clandestins) de l’existence, font du départ toujours recommencé une porte indéfiniment réouverte sur tous les possibles. La pérégrination est leur mode d’être au monde, l’entre-deux du voyage le lieu même de leur vie.
— Michel Maxime Egger
Le monde est un livre dont on n’a lu que la première page si l’on n’a pas quitté son pays.
— Paul Morand
Le voyageur est prêt à limer sa cervelle contre celle d’autrui.
— Montaigne
Le monde ne s’ouvre vraiment à nous que si nous nous ouvrons au monde.
— Michel Maxime Egger

Et une dernière citation de Nicolas Bouvier, non pas que je m’identifie avec ce qu’il dit, mais parce que ça m’a fait sourire :

Baiser me manque, ne me manque pas tant dans les couilles que dans le cœur. Baiser est un exercice du cœur.
— (Ecrit en 1955, dans un snack-bar goanais)
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 Voici mon petit cocktail de phrases inspirantes. J’espère qu’elles t’ont plu aussi. Sur ce, je vais aller me coucher - je continuerai demain ! Bonne nuit !

 Voilà, 6h25, je suis de retour, et j’ai de la peine à garder mes yeux sur l’écran, tant la beauté de l’Océan me captive. Mais grâce à mes cours de dactylo, je peux écrire en absorbant cette immensité par le regard !  Autre élément perturbateur : une mouette qui vient quêter les restes de notre souper de hier, et qui pousse des cris bien stridents pour mes oreilles qui viennent de se réveiller…

 Océan à Kaikoura (Nouvelle-Zélande)

Océan à Kaikoura (Nouvelle-Zélande)

J’essaie de t’imaginer de ton côté du globe, un dimanche soir à 18h30, toujours en w-e, alors que chez nous, il est lundi matin – la nouvelle semaine a démarré. Ça n’arrêtera jamais de me fasciner, je crois.

 

Mais revenons à nos moutons : je t’avais promis quelques pépites d’or de notre temps au Laos. La première, c’est celle que le petit Marcel nous rappelle quasiment au quotidien, tellement ça l’a marqué. Je te la raconte avec ses termes à lui : « Eléphant voir ! Mangé bananes ! Bädele ! » (= prendre son bain).

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Moment magique à découvrir cet animal tendre à la peau rugueuse (cette fois, je sais de quoi je parle), et dans son milieu d’habitat naturel. Le monsieur qui s’occupait des éléphants disait que pour lui, cet animal était son « true love » (vrai amour), et on voyait qu’il les traitait ainsi.

 

Autre moment touchant pour moi : Nouvel-An, avec nos amis, plus des amis à nos amis. Soirée magnifique, sous la lune et les palmiers, à danser et chanter avec les enfants « ça fait rire les oiseaux » (je l’ai nommée « ma chanson 2018 » : va écouter, ça te donnera la pêche !).

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Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est quelques heures plus tard, dans ma chambre de « guesthouse » : j’avais été réveillée par les pleurs d’un enfant dans la chambre à côté. Ces pleurs ne cessaient pas et l’enfant paraissait de plus en plus dans la détresse. Personne pour le calmer, le rassurer. J’en ai déduit que les parents devaient être encore à la fête qui se déroulait à la réception. Impossible de me rendormir, mais je ne savais pas quoi faire. L’idée d’aller frapper à sa porte et de lui parler en anglais m’a traversé l’esprit, mais je suppose que ça l’aurait encore plus traumatisé. J’ai donc fait la seule chose que je sais faire dans ce genre de situation : prier. J’ai demandé à Celui qui sait calmer les tempêtes de venir calmer ce cœur angoissé, d’apporter Sa paix et Sa consolation. Le résultat m’a donné la chair de poule : les pleurs ont cessé à la seconde même ! J’ai vécu cette expérience comme un vrai encouragement à me tourner davantage vers la prière, et vers Celui qui peut aller dans les endroits où il m’est impossible d’y aller moi-même.

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Et le dernier moment croustillant que je te partage : notre tour en pirogue sur le Mékong (un autre nouveau mot préféré à Marcel : « MéKONG MéKONG ! ») pour se rendre à Don Khon, notre île, parmi les 4000. Coucher de soleil à notre droite, et peu après, le lever de la lune (quasi pleine), à notre gauche, avec les reflets sur l’eau.

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Si tu fais partie des gens qui m’ont dit, avant le départ, que c’était courageux de partir avec nos 3 enfants, et bien, ce genre de moment fait largement pencher la balance dans le positif : c’est déjà incroyable, de vivre ce genre de situation lorsqu’on est seul, encore mieux si on est à deux, mais t’imagine, ce bonheur partagé à 5 ?

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Je réalise la valeur et l’importance de notre « banque de souvenirs en famille ». De quoi nos enfants se souviendront-ils, lorsqu’ils seront grands ? Que l’on se trouve bien chez soi, ou à l’autre bout du monde : sachons vivre et transmettre l’amour de la beauté autour de nous !

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Pour ne pas rallonger cet article, je laisse la partie « Nouvelle-Zélande » pour le prochain épisode. Juste pour te situer les grandes lignes : nous avons atterri dimanche passé (le 7) à Aukland, île du Nord, y avons loué une voiture et commencé notre périple vers le Sud. Hier, nous avons pris le bateau (style Corsica Ferries, en références européennes) pour rejoindre l’île du Sud. Nous espérons en faire le tour en 12 jours, soit environ 3000 km.

 Dans le prochain article, je vais te décrire notre premier coup de cœur, notre premier Kiwi (non pas le fruit, ni l’oiseau – juste un habitant de Nouvelle-Zélande) : Ted ! Mais je ne t’en dis pas plus pour l’instant

 

 

 

Thaïlande - Laos (1ère partie)

 

Nous voilà sur sol asiatique depuis 10 jours déjà ! La Thaïlande a été, je cite ma fille Jeanne, « si belle, douce et agréable ». La rencontre avec nos filleuls de Compassion (voir mon dernier article) nous a amenés tout tout tout au Nord du pays, à 4 km de la frontière du Myanmar (appelé autrefois la Birmanie). Après une route scabreuse et très vallonnée (2 vomis de la part de Marcel), nous avons découvert un peuple qui vit dans les collines (hilltribe : tribu des collines). Tu as déjà vu l’émission « Rendez-vous en Terre inconnue » ? Eh bien, c’est comme ça qu’on s’est sentis !

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Transportés pour deux jours dans un autre monde, et placés face à face avec des gens qui semblaient vivre sur une autre planète. Et pourtant, très vite, nos cœurs se sont mis à battre au même rythme : des échanges de salutations maladroites, des sourires gênés, des « mercis » à répétition, pour tous les signes d’accueil qu’ils nous avaient préparés, des mains qui serraient les nôtres, des bras qui portaient nos enfants, un match de foot amical entre Jérémie et Wattana – rien de tel que la complicité créée autour du ballon ! (Surtout quand Marcel s’en est mêlé, a visé le ballon, en criant « shooter Wattana ! »)

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Je découvre une dimension nouvelle au voyage, grâce au fait de voyager en famille : les connexions se font instantanément, surtout lorsque les locaux entendent les « Savadika ! » (« Bonjour ») soigneusement entraînés de nos enfants.  Même constatation lorsque je tentais d’endormir Marcel dans le porte-bébé, et que mon regard a croisé celui d’une autre maman, devant sa case, à bercer son bébé. Sourires complices, délicieux.

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Pour en revenir à la visite de nos filleuls, nous avons été très touchés par la différence que nos petits dons (50.- par mois, plus un « cadeau » à Noël) ont pu faire dans leur vie : chez Nayoh, qui a perdu son Papa il y a 4 ans, la maman a pu subvenir aux besoins fondamentaux de ses 3 filles en construisant une maison en briques. Elle nous a également remerciée de lui avoir permis d’acheter une cuisinère à gaz, avant quoi elle devait tout cuisiner sur le feu.

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Chez Wattana, dont le père est en prison probablement pour le restant de ses jours, et dont la mère vient de décéder au mois de mai, la visite de ses « parrain – marraine » lui a arraché des larmes. Il vit chez son frère et sa belle-sœur, avec leurs 4 ravissantes petites filles. Leur maison était entièrement construite en bambou, et trônait à 3 mètres du sol, à même le branchage des arbres autour.

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Un échange authentique, indescriptible, sur cette « terrasse » surplombant les rizières : une vraie rencontre entre deux cultures. Jérémie s’est proposé de faire une prière et très spontanément, nous avons pu remercier notre Père à tous, pour ce bonheur partagé ensemble, pour l’accueil et la chaleur qu’ils nous avaient réservés, et bénir ces familles dont nous avons eu la chance de croiser le chemin.

Ces rencontres nous ont plus que jamais convaincus de partager un bout de notre richesse : mon mari disait que ces petits virements à la fin du mois ne signifiaient pas grand’ chose jusqu’à présent, pour lui. Désormais, on en comprend un  peu mieux la valeur et la différence qu’ils apportent dans de vraies vies.

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Avant de clore ce chapitre sur la Thaïlande, voici en vrac les choses que j'y ai préférées :

- pouvoir porter mon bébé sur les genoux lors des déplacements en voiture : un délice !

- le nombre incalculable de scooters et de tuk-tuk !

- les couleurs ! Je n'ai jamais vu un pays afficher avec autant de fierté la couleur rose ! (même dans l'avion, les sièges étaient entièrement rose et violet : un paradis pour mes petites princesses !)

- les massages... ahhh !

- la nourriture ! (curry de toutes sortes, fruits exotiques, hmmm !)

- notre petit Noël en famille, le 24 décembre, dans un hôtel un peu plus luxueux (piscine, palmiers, cadre de rêve, ...)

Et les choses que j'ai moins appréciées :

- le nombre de vomis à gérer depuis le départ (ceux des enfants ET les miens), et la lessive excessive qu'ils ont engendré...

- les coups de gueule en couple, à divers moments, dus à la fatigue et au stress des départs, notamment...

- les nuits interrompues par les pleurs, à cause des piqûres de moustiques ou des états d'âme un peu fragilisés de nos enfants (beaucoup de changements et d'inconnu, pour eux...)

- les superbes prises de vue qui se perdent, simplement parce que je porte un enfant et que ce n'est pas réaliste de s'attarder à tous les coins de rue pour prendre des photos, lorsqu'on bouge à 5...

Quelle joie, après ces quelques jours en Thaïlande, d’atterrir au Laos chez nos amis Gaël et Ruth, et leurs fabuleux petits crapauds Louis, Matthieu et Paul. Un pur délice, ces journées passées à découvrir leur vie ici ! Ils sont au Laos depuis bientôt 5 ans, et ont mis sur pied un centre de formation professionnelle pour jeunes laotiens. Le but c’est de les former pour qu’ils puissent démarrer un petit business dans leur village : salon de coiffure, café, menuiserie, atelier de couture, etc. Cette vidéo présente bien leur projet « B4Lao ».

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J’apprécie énormément les discussions profondes qu’on peut avoir avec nos amis, et j’avoue que j’ai été ravie d’apprendre qu’ils comptent regagner la Suisse pour de bon au mois de mai 2018 (comme nous) ! Ils nous accueillent chez eux avec la même générosité pour laquelle les Laotiens sont connus : ils nous concoctent des plats exceptionnels tous les jours, les soirées sont réservées à des « jeux, mojitos, et compagnie » et surtout, il y a toujours un fond musical, du matin au soir. Chacun peut y faire passer ses chansons préférées – l’ambiance dans la maison n’est pas triste ! C’est sûr, je vais garder cette formule pour mes journées de retour en Suisse !

 Après nos 5-6 jours de repos ici (j’en avais bien besoin : les préparatifs du voyage ainsi que la sorte de gastro par laquelle nous avons tous passé, m’ont fatiguée plus que ce que j’avais imaginé…), nous nous rendrons au Sud où nous visiterons la région des « 4000 îles » ! La suite, au prochain numéro !

Merci de nous suivre au travers de ce blog, et d'avance déjà un "very happy new year" à toi !

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Le grand départ approche

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Encore 4 dodos, et l’aventure commence ! Le calendrier de l’Avent, que nous découpons chaque jour afin de visualiser le compte à rebours, montre un avion le 18 décembre. Eh oui, nous décollons lundi qui vient !

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Avant de partir, je vais quand-même t’expliquer ce qui nous a poussés, il y a 6 ans, à former ce genre de projet !

Nous étions alors en Chine, avec mon chéri, pour une année sabbatique. (Nomade depuis toute petite, j’avais dit un jour à mon homme que je le marierais, à condition qu’on n’allait pas s’installer à tout jamais dans une localité et y rester pour le restant de nos jours. Il a tenu sa promesse, et le continent asiatique a été notre premier lieu de destination.) Là-bas, nous avons entendu parler d’un principe d’agriculture qui se pratiquait dans l’Ancien Testament. Une sorte de règle d’or, pour assurer une fertilité maximale : tous les 7 ans, on laisse reposer la terre, on n’y touche pas, et elle se régénère toute seule. Cela a fait tilt dans nos cœurs : pourquoi ne pas appliquer ce principe à notre vie de famille ?

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Une année sur sept deviendrait une sorte de « mise sur pause », de prise de recul : on se change les idées et de préférence, dans un autre pays, imbibés d’une autre culture. On se laisse le temps de vivre nos rêves, de revoir les priorités de notre quotidien, de rafraîchir la vision qu’on a de l’avenir, et si besoin, de redéfinir une nouvelle direction à prendre. (Suite à notre dernière année sabbatique, mon homme et moi avions changé de voie professionnelle : lui de pasteur à manager dans une école hôtelière, et moi d’enseignante à coach.)

Voilà donc l’origine de notre projet. La suite, elle s’est assemblée au fur et à mesure : notre passion pour les couples nous a amenés à rechercher une formation dans le domaine.

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Nous en avons trouvé une de 4 mois à l’autre bout du monde : en Nouvelle-Zélande ! (Si ça t'intéresse, tu peux regarder ici) Ce pays ne nous est pas totalement inconnu, puisque ma sœur y a vécu de nombreuses années avec sa famille. Nous avions eu d’ailleurs l’opportunité d’aller les voir, lors de cette année sabbatique en Chine. Difficile de ne pas tomber amoureux de cette île ! Cela sera donc notre point crucial de notre voyage : se former pour approfondir le sujet « couple » afin de devenir des personnes de ressources en la matière.

La première escale que nous ferons sera le nord de la Thaïlande, Chiang Rai, où nous aurons la chance d’aller rendre visite à nos deux filleuls que nous parrainons avec l’organisation Compassion.

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La deuxième escale se fera au Laos, chez nous amis Gaël et Ruth Letare, qui y vivent avec leurs trois enfants. Nous aurons la joie de célébrer Noël et Nouvel-An avec eux.

Et pour finir en beauté, nous rentrerons par l’autre côté du globe (nous ferons donc effectivement le tour du monde !) en s’arrêtant à San Francisco pour deux semaines. De là, nous aurons le bonheur de cheminer avec nos amis Patrick et Yaëlle, des backpackers hors-pair, qui nous initieront à la vie en mobil home. (Il s’agit des parrain-marraine de notre petit Marcel.)

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Au travers de ce blog, je te propose de nous accompagner sur notre périple, avec le prix du billet d’avion en moins. Je serais honorée de partager avec toi nos grandes et petites aventures, et pour te souhaiter la bienvenue à bord, je te présente chaque membre de l’équipage :

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Jérémie, l’homme de la situation. Il a un côté hyperactif qui nous rend la vie de famille palpitante. Il jongle avec les éléments du quotidien comme si tout n’était que joie et légèreté. (Lorsque, sous le coup de la fatigue, je lui ai demandé un exemple de deux activités qu’il arrivait à faire en même temps, il m’a répondu sans réfléchir : « Faire l’amour et regarder le foot. »  Mouais, c’est ça… Dans ses REVES !!!)

Il lui arrive d’avoir des coups de blues, bien sûr, et j’avoue que secrètement, je suis ravie d’être par moments celle qui doit un peu le rassurer ou lui remonter le moral. (C’est si souvent l’inverse…) La qualité que j’apprécie le plus chez lui ? Sa façon de jouer avec nos enfants : il arrive à se plonger dans leur monde avec une facilité incroyable, et il sait transformer des larmes de tristesse en larmes de joie en un rien de temps. Son défaut principal (à mes yeux) ? Au volant, il subit une sorte de métamorphose profonde qui le fait devenir M. Justicier de la Route et qui classe automatiquement tous les autres conducteurs dans la case d’incompétents. Mieux vaut ne pas être dans la voiture devant ou derrière lui…

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Jeanne, notre petite professeure sur pattes. Elle n’est jamais aussi heureuse que lorsqu’elle peut comprendre un nouveau concept ; elle analyse sous 14 angles différents les situations qu’elle rencontre et pose des questions et des questions et des questions à n’en plus finir. (J’ai inventé pour elle le système « Bip » : lorsque j’en peux plus, je dis ce mot magique, et là, elle sait qu’elle doit changer d’activité et ne plus me poser de questions pour un moment…) Son dernier défi de ce soir : expliquer au chat la différence entre un déménagement et le fait qu’on ne part que 5 mois. Le langage des signes ne semblait pas marcher, alors elle a décidé de lui faire un tableau demain, à suspendre en dessus de l’endroit où il dort habituellement (la table à langer…). On verra si le chat comprendra mieux par dessin. Jeanne a aussi un rire cristallin, surtout lorsque son petit frère fait des bêtises. Nul n’arrive à faire rire Jeanne comme Marcel. C’est également une grande aventurière : elle raffole des changements, quels qu’ils soient. (Elle nous demande régulièrement quand est-ce qu’elle aura 12 ans, parce qu’un jour on lui a dit qu’avant cet âge-là, on n’allait pas lui donner de natel…).  

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Sophie : on l’appelle communément « Schmusetiger », ce qui signifie « tigre à câlin ». Son langage d’amour principal, aucun doute, c’est le toucher physique. Et attention, lorsqu’elle fait un câlin, elle le fait corps, âme et esprit : ses petits yeux fermés solennellement, elle serre l’autre contre elle avec une douceur infinie. Son petit frère a en outre encore l’option « massage du crâne » : dès qu’il se trouve à moins de 50cm d’elle, Sophie lui chope la tête, lui glisse les deux mains dans les cheveux, et c’est parti pour une sorte de shampoing à sec. La plupart du temps, il semble apprécier la séance… C’est également Sophie qui exprime avec le plus de force ses émotions : autant dans la joie que dans la détresse ! Je la verrais très bien chanteuse d’opéra un jour. ;-) Mon papa, qui souffrait d’Alzheimer à la fin de sa vie, avait une certaine appréhension quand je venais en visite, accompagnée de Sophie… Il craignait pour ses oreilles avant même qu’elle n’ait l’occasion d’ouvrir la bouche. Cela n’a jamais empêché Sophie de se lancer dans ses bras, ou de se cocoller à ses jambes.

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Marcel, notre grand cadeau du ciel : arrivé dans la famille un peu par surprise, c’est le nom qu’on lui a donné dès le début. Et ça lui va à merveille ! Ce petit garçon a l’art de faire fondre des glaciers (et ce n’est pas juste parce que je suis sa mère que je dis ça ! ;-) ) Déjà tout petit, ma belle-mère disait de lui qu’il était une sorte de « force tranquille ». Il ne dit pas grand chose, mais il déplace des montagnes. Son mot préféré ? « ‘aconte ! », et il vient poser ses fesses sur nos genoux en ouvrant le livre qu’il a choisi. Ses petits yeux bruns sont grand ouverts sur le monde, et je me réjouis déjà de voir notre aventure se refléter dans ce regard si tendre.

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Voilà, et moi, tu me connais déjà. (Si ce n’est pas le cas, tu peux lire ça.) Je me sens vraiment privilégiée de faire partie de cette petite troupe et de partir en voyage avec eux !

 

Comme tout dernier point, je voudrais répondre à une question que peut-être tu t’es posée en entendant parler de notre projet : mais COMMENT ils font pour se payer ça ? Alors pour commencer, je ne pense pas que nous faisons partie des gens ultra-riches (ça dépend toujours à qui on se compare, on s’entend !). Mais je voudrais plutôt te dire que lorsqu’on a un rêve, et qu’on désire vraiment de tout cœur que ce rêve se réalise, eh bien, on trouve les moyens.

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Chez nous, cela ressemble par exemple à un choix de n’acheter que des voitures d'occasion. (Et si la portière, par malchance (hehem...) est enfoncée, on ne la fait pas réparer, etc.) Côté habits et meubles, nous misons aussi sur le second-main, n’accordant aucune importance aux marques, aux objets de luxe, etc. C’est une question de priorités : le fait de collectionner des expériences de vie a plus de valeur à nos yeux que n’importe quoi de matériel.

Et ensuite, il y a bien entendu aussi des façons différentes de voyager. On évitera de claquer tout notre argent dans des hôtels super chers ; les jours où on mangera au resto, on privilégiera le repas de midi (car il y a le « menu du jour » contrairement au soir), et on se fera à manger soi-même, en achetant local autant que possible.

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Voilà le programme : tu es motivé(e) de te joindre à nous ? (L’avantage que tu as, c’est qu’en disant oui, tu ne dois pas pour autant renoncer à la magie de Noël dans cette belle Suisse enneigée, avec le sapin, la famille, les amis, les biscuits, le coin de cheminée et compagnie… Tu nous en enverras des extraits, si tu veux bien ! D’accord ? Car j’avoue que j’ai un pincement au cœur de partir avant d’avoir vécu tout ça, cette année ! – je me rattraperai doublement l’année prochaine !)

 

 

 

Peur, quand tu nous tiens...

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« Oui allô ? »

« Bonjour ! Je suis à la recherche d’une remplaçante à partir de lundi, pour 2 semaines, en 5H, à Remaufens. »

Ok, je suis libre, je peux déplacer mes rendez-vous de la semaine prochaine, mon mari gère les enfants et la maison, donc j’accepte.

Cette nuit-là, je vois les chiffres du réveil électronique défiler heure après heure. Une très longue nuit. Dès que je sombre dans un sommeil plus ou moins profond, je me réveille en sursaut en regardant l’heure, pour être sûre de ne pas oublier de me lever.

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Une nouvelle classe, de nouveaux élèves, de nouveaux collègues, un nouveau programme… Bien de quoi occuper mes pensées durant ces heures d’insomnies.

Tiens, en parlant de paradoxes : j’ai toujours cru que je faisais partie des gens « relax, Max », tranquille, on n’est pas là pour stresser ! Eh bien non…  Il se trouve que j’ai un côté très bileux lorsque je dois affronter des situations que je ne maîtrise pas d’avance. 

Une autre peur de mon registre personnel ? Lorsque je viens de publier un article sur mon blog, je me dis : «ça y est, je crois que cette fois, j’ai tout dit. Je n’ai plus d’idées pour d’autres articles : c’est malin, d’avoir ouvert un blog, de pondre deux, trois articles, et d’arrêter le tout ! » Probablement le syndrome de la page blanche.

(Pour la petite histoire : j’adore écrire pour ce blog ! C’est un peu comme prendre le micro en étant sourde et aveugle - je n’ai aucun moyen de connaître mon auditoire !  Mais peu importe, au fond, puisque j’écris principalement à toi, cher(e) lecteur/trice, derrière nos écrans respectifs !)

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Oui, ces peurs qui sont les nôtres… Elles constituent une partie de notre identité, de notre personne, de notre vécu. Si tu veux un petit tour d’horizon des peurs du Top 10 dans notre famille, les voilà : Marcel se met à faire la grimace et à crier « peuré » (mélange de peur et de pleuré) quand il aperçoit un ballon de baudruche, Sophie nous a partagé au souper hier soir qu’elle avait toujours peur de tomber dans un trou, Jeanne s’est réveillée plusieurs fois cette nuit en disant qu’elle avait peur de perdre un œil (?) et pour Jérémie (mon mari), le pire du pire, ce sont les piqûres et la maladie (il m’a fallu du temps pour comprendre sa phobie du diabète…). Ah, et pour moi (dans un registre un peu plus profond que celles du début), ce serait de perdre mon homme – de me retrouver seule avec tous ces chéris que la Vie nous a confiés et de savoir que je ne saurais pas leur donner le quart de la moitié de ce que leur Papa leur donnait… 

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Et maintenant, on fait quoi ? On va jouer à l’autruche en tremblant, serrer les pouces de toutes nos forces et espérer fort fort que personne ne perde son œil, devienne diabétique ou ne tombe dans un trou ? Non, et c’est pour cette raison que j’avais envie d’écrire cet article. Je crois que nos peurs ont quelque chose à nous apporter et qu’il serait dommage de passer à côté. Mais comment faire, pour ne pas « avoir peur de la peur » ?

 Le mois dernier, nous avions fait un tour en petit bateau avec des amis. On était une douzaine d’adultes et une dizaine d’enfants par barque – je te laisse imaginer comment ce bateau tanguait lorsque des personnes se levaient et se déplaçaient. Le garçon à côté de moi, d’une dizaine d’années, a vécu un moment pénible sur ce lac : il croyait que la barque allait chavirer à tout moment, il se crispait, il lui arrivait même de pousser des petits cris d’horreur et de cacher son visage dans ses mains.

Jeanne (6 ans) a été très impressionnée par ce comportement étrange d’un « grand garçon » et cela l’a travaillé encore longtemps après. Et voilà qu’un jour, entre deux cuillères de yoghourt au chocolat, elle me sert la perle qui m’a poussée à écrire cet article. Elle disait : « Hein oui, Louis (nom d’emprunt), il avait eu très peur sur ce bateau. Mais la prochaine fois qu’il en fera, il aura déjà un peu moins peur, et la fois d’après, encore un peu moins, et quand il aura été plein de fois, (elle tape dans les mains, le visage illuminé), il aura MEME plus peur ! »

Ma fille, comment te dire que tu viens de résumer l’œuvre de toute une vie de Albert Ellis, un des plus grands psychologues de notre temps…

En effet, dans son livre « Dominez votre anxiété avant qu’elle ne vous domine », le spécialiste nous livre le secret de la réussite : afin de dominer notre peur, il faut passer par la case confrontation. Plus on essaie de la fuir, plus elle va grandir.

Tout comme la réponse donnée par la bernoise Anita Weyermann, le 5 août 1997, après avoir remporté la médaille de bronze aux championnats du monde d’athlétisme, à Athènes : « Mon secret pour gagner ? Je rentre ma tête, et je FONCE ! » (En suisse-allemand, c’est quand-même plus joli : « Gring abe und seckle ! » ;-) )

Autrement dit, si tu as peur de prendre la parole en public, saisis toutes les opportunités qui se présentent à toi pour le faire ! Si tu as peur de donner des coups de fil : au travail, prends ce téléphone dans ta main, et lance un téléphone aujourd’hui ! Le trac, dès que tu dois parler à une personne du sexe opposé ? Prends-toi des plages horaires où tu t'assieds sur un banc dans un parc, et restes-y jusqu'à ce que tu aies engagé la conversation avec au moins une personne du sexe opposé ! Si ta peur est celle du ridicule, Albert Ellis préconise de se promener en ville avec une banane attachée à une laisse. (Peut-être ça vaut la peine de se déplacer quelques kilomètres d’où l’on habite… ;-) ) Les piqûres te tétanisent ? Mon mari est bientôt prêt à ne plus s’enfouir à la salle d’attente de la pédiatre, lorsque celle-ci sort les vaccins pour les enfants. (Qui sait ? Peut-être qu’un jour il ira même donner son sang ?) Peur du regard des gens ? Emprunte pour quelques heures un fauteuil roulant à une connaissance et va faire tes courses avec. Tu seras étonné(e) de la gentillesse et de la compassion exprimées par des inconnus ! (Devine comment je le sais…).

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Et dans le cas de la peur de perdre un être cher ? Difficile de « s’entraîner », me diras-tu. Ma façon de m’y prendre, c’est de me confronter à des histoires de vie inspirantes où ce genre de tragédie a eu lieu. Mon roman préféré ? « P.S. I love you », où Holly, personnage principal, perd son homme dès les premières pages du livre. (Le film est d’ailleurs très réussi également, si tu aimes rire et pleurer en même temps…)

Mon amie Karine, veuve à 23 ans avec 3 petits bouts de chou sur les bras, a toujours été une immense source d’inspiration pour moi. Elle s’est remariée depuis, et a même fondé la suite de sa famille avec son nouveau mari. Elle m’apprend que la mort de ta meilleure moitié ne signifie pas l’anéantissement de toute ta vie. Que la beauté peut ressurgir après le drame. Que la peur n’a plus besoin de dominer sur moi.

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Dans le cadre du coaching, j’ai rencontré plusieurs personnes qui faisaient face à la peur de manquer, de la précarité. En creusant le sujet, l’une d’elles s’est rendu compte que cette peur lui venait tout droit de son enfance, où ses parents vivaient des fins de mois difficiles, avec des factures qu’ils n’arrivaient pas à payer. Aujourd’hui, cette personne n’a plus de raison de s’inquiéter sur le plan financier, et pourtant, cette peur est toujours aussi palpable que lorsqu’elle était petite. Je lui ai raconté l’histoire de mes ciseaux blancs.

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Depuis que nous habitons dans la maison de mes parents (un peu plus d’un an), nous avions toujours une paire de ciseaux blancs accrochée à la fenêtre de la cave. Celle-ci était mi-close, afin de garder le lieu frais et sans humidité. Cette paire de ciseaux blancs, on n’a jamais compris à quoi elle servait. Mais si elle était accrochée à cette fenêtre, cela devait sûrement être important (peut-être pour éviter que la fenêtre se referme ?). Nous avions donc décidé de laisser cette constellation d’objets intacte. Jusqu’au jour où j’ai posé la question à ma mère. Celle-ci s’est mise à rire, en m’expliquant que ces ciseaux lui servaient à l’époque pour ouvrir le plastique entourant les briques de lait achetées par packs de 6, et placées sur le meuble sous la fenêtre. Nous n’avons plus aucun meuble sous cette fenêtre aujourd'hui, et encore moins de réserves de lait à cet endroit-là. Les ciseaux blancs, eux, étaient restés fidèles à leur poste, ne servant plus à rien depuis longtemps.

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Peut-être que certaines de nos peurs nous proviennent-elles bêtement de notre histoire familiale, et qu’il serait temps de s’interroger sur leur utilité aujourd’hui ?

Comment faire alors, si tu te rends compte que tu as peur d’une chose qui n’est pas prête d’arriver, au fond ? Voici un petit truc tout simple qui peut t'aider :  lorsque tu as réussi à identifier une « fausse croyance », telle que : « je n’aurai jamais assez de sous », il s’agit de la remplacer par une nouvelle, en l’affirmant avec force et vigueur jusqu’à ce qu’elle puisse s’enraciner en toi. Dans ce cas-là, par exemple : « J’ai toujours mangé à ma faim, je n’ai jamais dormi sous un pont, il n’y a pas de raison que cela change demain ! »

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Encore mieux : tu te fais des post-it dans des endroits stratégiques où  tu passes durant la journée, et tu déclares à haute voix cette nouvelle croyance que tu adoptes pour toi.

Quand j'ai eu mes premiers clients en tant que coach, j'étais terrifiée à l'idée de leur faire payer mes prestations, sous prétexte de ne pas me sentir à la hauteur. Le post-it qui a longtemps trôné dans le miroir de ma salle de bain ? "Je suis une coach hors-pair. J'aime accompagner les gens vers les buts qu'ils se fixent."

Crois-moi, c’est assez bluffant comme c’est efficace !

 

Pour terminer, j’aimerais juste encore mentionner que certaines peurs ne sont pas là pour nous gâcher la vie ! Bien au contraire : ma peur de perdre mon homme me permet de l’apprécier à sa juste valeur, reconnaissant que rien ne m’est dû, et que j'ai tout intérêt à chérir au mieux cet être si exceptionnel à mes côtés ! Mes enfants, ma famille, mes amis : quel cadeau de les avoir, et non, cela n'est pas simplement "normal". A moi d’en prendre soin et de leur refléter au quotidien combien j’apprécie cheminer avec eux dans cette vie.

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Voici un clip de Meghan Trainor qui exprime à merveille cette idée : I’m gonna love you like I’m gonna lose you. (Si tu ne comprends pas l'anglais, en gros, ça dit : "Je choisis de t'aimer comme si j'allais te perdre, je veux te serrer comme si je devais te dire au-revoir.")

 

 Sur ce, je te souhaite de bonnes réflexions au sujet de tes peurs à toi, sur celles que tu as envie « d’attaquer de front », et sur celles que tu choisis de classer dans « utiles, et porteuses de fruits ». Comme d’habitude, n’hésite pas de me partager un peu tes pensées ! Cela fera mon plus grand bonheur !

 

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PS : I love you ! (J'étais obligée de la faire, celle-là !) ;-)

 

PS 2 : A partir du prochain article sur ce blog, je commencerai à relater notre périple et à te présenter un peu chaque membre de notre incroyable équipe de bord ! Tu pourras ainsi nous suivre dans notre voyage autour du globe ! (Départ : le 18 décembre 2017 !)

 

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La beauté des paradoxes

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Est-ce que cela t’arrive aussi de penser une chose, et de simultanément accepter également son contraire ? Exemple concret : je suis adepte des repas vite préparés afin de gagner du temps pour ce qui m’importe encore plus (voir mon dernier post). Et, en même temps, je suis complètement fan des repas mijotés avec amour pendant des heures, et lorsque j’arrive à le faire, je me sens super bien avec moi-même.

J’ai longtemps considéré que ce genre de contradictions en moi étaient signe de faiblesse, un manque de confiance en moi, car je ne sais pas prendre parti pour l’une ou pour l’autre chose définitivement. Jusqu’au jour où j’ai entendu parler de « either / or thinking », versus « AND thinking ». En français : « la pensée en « Soit ceci, Soit cela », versus « la pensée en « Et ». (ça fait beaucoup de guillemets, tout ça !)

En très bref, j’ai appris il y a quelques années que le premier de ces schémas de pensées (Soit ceci, Soit cela) nous provient directement de la civilisation grecque (tout comme les Jeux Olympiques, ou la démocratie par exemple). Or, dans les cultures précédant l’époque hellénistique on privilégiait l’autre de ces schémas de pensées : celui où l’on pense en « ET ». J’aime les pizzas surgelées ET j’apprécie cuisiner un bon plat avec amour.

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Dans ce post, je vais te révéler 3 domaines de ma vie où j’ai découvert les plus grands paradoxes. Peut-être que tu te reconnaîtras dans l’un ou l’autre ?

 

1.     L’image de moi 

Quand j’ai pris mon premier appartement, à l’âge de 23 ans (presque Tanguy, je sais...), j’ai trouvé cette nouvelle solitude douce au possible. Je me rappelle de cette phrase délicieuse qui m’était venue alors : « J’aime être seule. Au moins, je suis en constante bonne compagnie. »

En même temps, j’éprouve la même sensation de vérité au fond de moi lorsque je lis la phrase de Christian Bobin : « Je ne sais pas si j’aimerais vivre avec quelqu’un comme moi. Dieu merci, je ne vis pas avec moi. »

(Peut-être que ces deux phrases me semblent simplement vraies parce que les deux me font sourire.)

 

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Toujours dans cette fenêtre sur l’image de moi, quelques mots sur mon apparence physique : je suis fière des 3 enfants que mon corps a portés, j’apprécie le fait d’être un peu enveloppée et d’être ainsi une maman douce et confortable. :-) Je voudrais surtout transmettre le même message de générosité à mes filles que celui que mes parents m’ont toujours transmis : les formes, c’est joli ! Mon père allait jusqu’à s’exclamer à la table familiale que c’était du « n’importe quoi, ces publicités qui voudraient nous faire croire qu’on aime faire l’amour avec un fil de fer ! ». (Ah, il me manque, mon Papa…)

ET, j’arrive au paradoxe, je n’aime pas spécialement les sourires attendris des gens dans la rue lorsqu’ils posent le regard sur mon bidon à la Winnie l’Ourson, l’air de dire : « Oh, je crois que j’ai deviné ton secret… » A ces personnes-là, j’ai envie de crier : « Eh bien non !!! Il n’y a PAS de secret ! Ok ? ». (Je ne peux pas leur en vouloir, je trouve moi-même que j’ai gardé la silhouette d’une femme enceinte…)

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Sûrement pour palier à ces sourires dans la rue, je me suis mise au sport.

 

2.     Le sport et moi

J’aime aller courir en forêt. Le bruit du vent dans les feuilles, le sol tendre et accueillant, le rythme de ma respiration, tout ça, je kiffe. Alors, quoi de plus naturel que de me remettre un peu au sport en faisant la piste finlandaise ? Seulement, j’avais un peu sous-estimé l’effet que les 3 grossesses ont eu sur moi. Je me retrouve à bout de souffle après 3 tours, le fameux point brûle déjà dans ma côte et quand je vais voir le tableau de courbes sur le panneau, je suis confrontée au résultat « insuffisant ». D’accord. Merci pour l’encouragement. J’aurais peut-être mieux fait de rester sur mon canapé, finalement. Le paradoxe, dans tout cela ? J’y arrive. Ce paradoxe est à la base du grand principe de la résilience. A une moins grande échelle, je le décrirais simplement comme ceci : les découragements peuvent servir à nous faire grandir ! (Je suis sûre que tu connais aussi des gens qui semblent avoir ce « don du découragement »… Ne nous laissons pas enfoncer par des remarques blessantes : au contraire, utilisons-les pour rebondir encore plus haut !)

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J’ai continué à m’entraîner (à chaque fois que je passe devant le panneau je lui fais un doigt d’honneur), et le jour où j’arriverai à monter d’un cran sur les courbes, que je passerai donc enfin de « insuffisant » à « mauvais », je déboucherai le champagne !

(Aucune psychologie, ces gourous du sport ! Pffff !)

 

3.     Ma plus grande faiblesse

Dans ce dernier point, je vais te confier une de mes plus grandes faiblesses. Ce n’est pas tout simple pour moi d’en parler, parce que j’aimerais mieux te partager des choses que je sais bien faire, où je suis à l’aise, sûre de moi, etc. Mais voilà : il se trouve que j’ai un côté un peu psycho-rigide en moi qui fait surtout surface dans le domaine de l’éducation. Pour devenir très concrète, je n’aime pas quand mes enfants ne m’obéissent pas. Je sais très bien qu'aucun parent ne saute de joie lorsque son bambin part en courant alors qu’on lui a demandé de venir. Seulement, dans mon cœur, il y a une crispation un peu démesurée qui se produit lorsqu’un enfant me désobéit. Cela vient me chercher profondément. Je peux devenir très dure en quelques secondes, et même si je n’en viens pas aux mains (sauf peut-être pour tirer un bras qui n’a pas voulu me suivre), mes regards et mes propos verbaux deviennent assassins.

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L’autre jour, nous avons eu des amis proches en visite, et la réaction de la maman m’a ouvert les yeux sur ma propre incapacité d’aimer. Sa fille de 4 ans lui désobéissait à plusieurs reprises (elle voulait toujours toucher les boules d’une guirlande lumineuses), et là, au lieu de se crisper et de s’énerver comme je l’aurais fait avec un de mes enfants, elle a réussi à l’éloigner de cet objet de tentation en la tirant avec elle sur le canapé. S’en est suivi une avalanche de rigolades et de chatouilles qui s’est terminée en une phrase chuchotée à son oreille (mais je l’ai quand-même entendue) : « Tu sais, Lucie, je t’aime ! Même quand tu fais la chipie ! »

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La même soirée, j’ai sorti la pire chose que je n’ai jamais prononcé de ma vie. Je l’ai dit devant ces invités, et pire, devant mes enfants. Je racontais à quel point la semaine avait été éprouvante pour moi et que ce matin-là, j’avais demandé à mon homme de prendre le relais dans la salle de bain où 3 enfants prenaient le bain en me rendant folle. J’ai dit que j’aurais pu les noyer.

Voilà, c’est dit. Ma dureté de cœur a prononcé une horreur pour laquelle j’allais me mordre les doigts par la suite. Il y a bien entendu la peur de « mais que vont-ils penser de moi ? », la peur des dégâts causés dans le cœur de mes petits trésors, mais aussi, et surtout, le deuil de la maman parfaite que je voudrais être pour mes enfants. Suite à cela, comme si cela ne suffisait pas, j’ai encore sorti 2-3 horreurs à mon homme, lorsque les invités étaient partis. Tu sais, du style « je déteste quand tu fais… » ou « vraiment, si tu pouvais changer patati et patata ». Marrant, non, comme on fait le plus de reproches à l’autre lorsqu’on ne se sent pas bien avec soi ?

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Le lendemain matin, j’ai réussi à m’échapper pendant une demi-heure de la vie familiale en me glissant dans mon lit. Là, cachée sous ma couette, j’ai pleuré à chaudes larmes tout ce qui devait sortir. Mon désillusionnement, ma honte et mon incapacité à me changer en profondeur. Et devine ce qui s’est passé ? J’ai senti une voix rassurante et douce me prononcer ce dont j’avais le plus besoin : « Je t’aime, Salomé, même quand tu fais la chipie. (Ou quand tu n’es pas à la hauteur de celle que tu voudrais être.) » Cet amour, bien plus grand que mon duvet, m’a enveloppée et a répondu à ce besoin que nous avons tous : « Aime-moi quand je le mérite le moins. C’est là que j’en ai le plus besoin. »

 Traduction : "Tu es digne d'amour"

Traduction : "Tu es digne d'amour"

Le paradoxe, c’est qu’en touchant le fond, j’ai touché le Ciel.

 

Suite à ces quelques exemples personnels, je t'encourage à partir à la recherche des paradoxes qui enrichissent ta propre vie. Quel plaisir de réaliser qu'il n'y a pas qu'une sorte de logique, et que deux choses apparemment opposées peuvent très bien être embrassées ensemble !

Au final, je te souhaite de pouvoir accueillir ta plus grande faiblesse, en sachant que ce sera à cet endroit précis que tu pourras goûter à ce qui existe de meilleur : l’Amour !

 

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Simplicité dans l'éducation

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Les mots « simplicité » et « éducation » te semblent-ils incompatibles ?

Toi aussi, tu as un peu sous-estimé la taille de la vague d’informations qui allait te renverser en devenant parent ?

Les théories de spécialistes, les points de vue des sages-femmes, les avis des pédiatres, les articles des pédo-psychiatres, sans même parler des centaines de conseils balancés par ceux (et surtout celles) qui nous ont précédés dans cette aventure d’éducation...

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Personnellement, je l’avais sous-estimée, cette vague ! La maternité en elle-même a été le plus grand (et le plus beau !) bouleversement de ma vie. Et la vague d’informations accompagnant cette maternité n’a pas vraiment aidé à en diminuer le choc. Cet article n’a donc pas comme but d’en rajouter, à cette liste. (D’ailleurs, qui serais-je pour te donner des conseils ?!)

Cependant, je grifouille ces lignes sur mon blog, tout simplement parce que j’aurais aimé lire ce type de témoignage moi-même, et me simplifier la vie un peu plus tôt.

 

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Le problème, avec l’accès à toutes ces théories, c’est que l’on devient, sans le vouloir, une sorte de parent perfectionniste : on devrait faire ceci, surtout sans faire cela, avec ceci comme méthode, etc. Le tout, dans une panoplie qui va du soin du nourrisson au type d’alimentation (de saison, bio et local, évidemment), en passant par les couches lavables et la gestion des crises en douceur. (Croyez-en une ancienne boulimique de ce genre d’articles : je les dévorais tous !) Bref, on aimerait être « à la hauteur », et sur tous les domaines en même temps.

 Et pourtant… dans les autres sphères de notre vie, cela semble une évidence que nous ne pouvons pas être des spécialistes en tout.

Aux études, on se demandait : « Tu es en quoi ? » Et si la réponse était « en espagnol », comme moi, il était logique que l’on n'était pas en même temps en « biologie / chimie ».

Pareil dans le monde professionnel : quelqu’un qui travaille le bois en tant qu’ébéniste ne trouvera sûrement pas sa tasse de thé devant une machine à coudre. Loin de nous l’idée de le juger pour cela.

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Alors comment se fait-il que dans le métier de parent, nous visons 36'000 horizons à la fois ?

Si on se prenait quelques minutes pour se poser la question suivante :

« Quelle est MA spécialité dans l’éducation ? »

Autrement dit : « Qu’est-ce qui brûle le plus au fond de mes tripes pour mes enfants ? Qu'est-ce qui est complètement naturel et facile pour moi, qui ne l'est pas forcément pour tout le monde ? Sur quoi est-ce que je ne pourrais jamais lâcher ? De quoi serais-je spécialement fier/fière dans 20 ans, en regardant le chemin parcouru ? »

 

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Pour ma part, sans hésiter, ma spécialité est la valeur de la foi. Cette vision du monde que mes parents m’ont transmise est le plus beau cadeau que j’ai reçu, parce qu’elle me permet de trouver un sens à la vie. Cette connaissance intime de Dieu qui nous aime à l’infini (bien plus qu’un Papa terrestre pourrait le faire) et qui aime également à l’infini tout ce qu’Il a créé, voilà ce que j’ai de plus cher au cœur. Mes enfants, je n’ai pas envie d’en faire des « bons petits chrétiens » (quelle horreur…), mais j’ai envie de cultiver en eux le respect qui découle de la foi : respect pour eux-mêmes, pour les autres personnes et pour la création toute entière. Je veux qu’ils grandissent en conservant précieusement leur cœur d’enfant, avec toute la tendresse qui y est présente.

 

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Je veux qu’ils sachent où trouver la paix lorsque leurs points d’interrogation les feront trébucher, et qu’ils aient au plus profond d’eux-mêmes cette confiance solide que Quelqu’un les porte et les aime inconditionnellement.

J'ai ensuite deux autres valeurs, tout aussi importantes et chères à mon coeur, que celui de la foi : cultiver des relations profondes et réveiller la joie au milieu de notre quotidien. J'en parlerai volontiers dans un autre article un jour. Mais voici donc les contours de mon cheval de bataille à moi : foi, relations et joie.

Et là-dessus, croyez-moi, j’aime me documenter, m’informer, me cultiver : autrement dit, me spécialiser !

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Et la simplicité, dans tout ça ?

Eh bien, nous y voilà : une fois que tu as pris le temps de mettre en mots quelle est TA spécialité dans l’éducation, tu peux commencer à changer de dialogue intérieur face aux autres domaines, dans lesquels tu excelles moins. A la place de : « Euh… j’ai fait des pizzas surgelées pour la 3e fois cette semaine... la honte ! » ou « Si quelqu’un voyait le b***el à l’intérieur de mes armoires ! » ou encore « Mais quel genre de mère je suis, en laissant regarder ma fille dix-huit épisodes de Tchoupis d’affilée ?! », on se demandera alors simplement : « Quelle est ma spécialité, déjà ? Est-ce qu’aujourd’hui j’ai pu dire ou faire quelque chose avec mon enfant qui s’aligne avec cela ? »

Si c'est le cas, notre objectif est atteint. Sinon, on fera mieux demain !

Et si, par hasard, on arrive à faire PLUS que notre spécialité, on s'en félicite doublement ! "Wow ! J'ai réussi à leur faire manger des aubergines, à midi !!!" ou encore "Trop bien ! Aujourd'hui, j'ai profité de suspendre le linge avec eux, au soleil, plutôt que des le mettre dans le tumbler !" (Je précise juste que cela ne m'est encore jamais arrivé... mais peut-être, un jour !) :-)

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Je te souhaite bien du plaisir à découvrir quel est ton cheval de bataille ! (Si tu veux me dire comment il s’appelle, n’hésite pas !)

 

PS 1 : je ne résiste pas à l'envie de te transmettre mon coup de coeur absolu en matière de "réveil de la joie". Ce livre a littéralement bousculé ma manière de voir mes enfants et le but ultime de mon éducation : Qui veut jouer avec moi, de Lawrence Cohen.

 

PS 2 : Et maintenant, je vais aller acheter les pizzas surgelées pour midi ! ;-)

 

 

Des changements et des noix de coco

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Le coaching, c’est avant tout viser un changement. Mais pourquoi donc faudrait-il toujours changer quelque chose ? Ne ferait-on pas mieux d’apprendre une fois pour toutes à s’accepter tel qu’on est ?

 

Je suis d’une nature fondamentalement paresseuse. Si j’étais un animal, nul doute, je serais un chat. Oui, la loi du moindre effort, je connais. Alors forcément, quand j’entends le mot “changement”, cela me fait un peu peur. Je n’aime pas reprendre minutieusement les éléments dans ma vie qui auraient besoin d’être améliorés, ni me creuser la tête sur comment me compliquer la vie un peu plus.

 

Cependant, si j’ai appris une chose durant mon existence sur Terre, c’est qu’il existe des “non-changements” bien plus coûteux en énergie que le changement lui-même.

 

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Qu’en est-il des conditions de travail qui ne me correspondent pas vraiment, mais que j’ai fini par accepter “parce qu’il le faut” ? Qu’en est-il de cette amitié avec cette personne qui me met à chaque fois le moral dans les chaussettes ? Qu’en est-il de cette fâcheuse tendance que j’ai de mal organiser les départs de la maison et qui me font arriver en retard partout où je vais ? Qu’en est-il de ce flou artistique qui règne autour des moments de repas à table, et qui me fait systématiquement râler contre mes enfants parce qu’ils ne mangent pas proprement ? Qu’en est-il de mon état de santé qui passe souvent au deuxième rang, vu le manque de temps et d’énergie pour pratiquer un sport ?

 

Les exemples se déclinent à l’infini…

 

Voici à quoi ressemble la répartition des différents domaines de notre vie :

 

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Lorsque l’on s’arrête un moment sur chacune des sphères qui composent notre vie, on peut se demander à quel degré de satisfaction nous estimons chaque partie. Les domaines qui nous remplissent pleinement et n’ont donc besoin d’aucun changement, nous pouvons les colorier entièrement. Les autres, celles qui nous font dire qu’il y a du pain sur la planche, on les colorie proportionnellement à la satisfaction qu’elles nous apportent. Lorsque toutes les cases sont coloriées, il est facile de voir comment tourne notre vie, et qu’est-ce qui la fait capoter par endroits.

 

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Pour ma part, j’ai refait cet exercice il y a pas longtemps et le domaine qui me paraissait le plus délaissé dans ma vie était celui des loisirs. En effet, mère de 3 (très) jeunes enfants, mariée à un homme qui travaille encore plus l’été que durant le reste de l’année, je ne m’accordais pas vraiment le temps de me “prendre du bon temps”. Les circonstances étant ce qu’elles sont, je n’ai pas essayé d’envoyer mes enfants sur la lune, ni d’abandonner mon mari pour aller bronzer aux Caraïbes – mais j’ai décidé que changement il y aura, tout de même ! Alors si je n’allais pas rejoindre les cocotiers cet été, j’allais tout faire pour que les cocotiers viennent à moi.

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Un choix tout simple, tout bête, mais il fallait y penser : à chaque occasion qui se présenterait à moi, j’allais miser sur la noix de coco !

J’ai passé un délicieux été à découvrir des produits que je n’avais jamais essayés, allant de simples Bounty aux délicieux laits de coco pour le corps, en passant par des glaces à n’en plus finir, un baume pour les lèvres, des chips bio noix de coco (si si ! ça existe !), et de succulents cocktails Piña Colada. Le must du must étant bien entendu la vraie, la seule, l’unique noix de coco, cassée au marteau avec mes filles. Mes loisirs n’ont pas changé tant que ça, cet été : mais dans ma tête, j’étais Robinson Crusoë !

 

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Si cet article a pu diminuer en toi une possible crainte du changement, je serais ravie ! S’il a carrément provoqué une envie de faire un tour de ta roue de vie, me voilà comblée !